Coaching cosmétique

Vous voulez lancer votre marque ou animer des ateliers cosmétiques. C’est possible !

Apprenez à faire vos cosmétiques vous même en toute liberté, et laissez s'exprimer votre créativité.

Initiez vous au monde de l'industrie cosmétique (technique, réglementation, biologie cutanée, esthétique...) et à celui de l'animation d'ateliers cosmétiques naturelles.

Spécialiste de la formation professionnelle cosmétique naturelle depuis plus de 7 ans! Plus de 500 personnes formées en groupe (maxi 12) ou individuellement (1 to 1) et sur mesure…

Cosmétologue/Consultante Cosmétique et formatrice ma mission est de vous accompagner tout au long de votre projet professionnel et vous aider.

Contactez moi par mail à lacosmeteuse@gmail.com ou pour d’autres informations sur www.ccfc-cosmétique.com

mercredi 9 août 2017

Questions réponses règlement cosmétique

Le règlement cosmétique européen pour  les TPE

 Ce sont toutes les questions que vous pouvez vous poser sans jamais avoir la bonne réponse.
Ce document est une synthèse des dernières rencontres règlementaires se déroulant à Chartres chaque année. Congrés auquel je ne manque jamais d’aller. Bon, je sais ca peut sembler rebarbatif et donner facilement mal à la tête mais c’est mon boulot qd même de vous tenir informé… et j’adore !!!!


Q1 : Concernant les impuretés à doser dans le produit finis, lors de contrôles il est demandé qu’apparaissent dans le DIP les informations et le dosage de ces impuretés. Cependant, en questionnant les laboratoires d’analyse spécialisés en cosmétiques, ils n’ont pas de recul sur ce qui doit être dosé. Une guideline est-elle prévue pour guider les opérateurs ?
R1 : Pas de guideline prévue, néanmoins l’évaluateur de la sécurité est à même d’orienter sur les impuretés qui seront certainement présentes dans le produit finis. Il existe des méthodes pour les doser une fois qu’elles sont connues.
Q2 : Existe-il un modèle de contrat type qui pourrait être proposé entre sous-traitant et client ?
R2: Oui.
Q3 : Si un parfum contient des huiles essentielles, est-ce que le fabricant du produit finis peut revendiquer la présence de ces huiles essentielles sur son packaging, ou sur la liste INCI ? Y a-t-il un seuil minimum de présence pour cette revendication ?

R3: Le fabricant peut revendiquer la présence de ces huiles essentielles. Mais il n’y a pas de seuil minimum.
Q4 : Où en est le dossier « allergènes » ?

R4 : Trois substances (HICC, atranol, chloroatranol) seront interdites, l’interdiction sera adoptée en 2016. Concernant l’étiquetage, toutes les options sont ouvertes, l’évolution se fera entre 2018 et 2019. ( ndlr : la liste est actuellement de 82)
Q5 : Faut-il et est-il nécessaire de faire plusieurs challenges tests, i.e. un challenge sur formule finie à 25°C mais aussi à la fin d’un test de stabilité en conditions accélérées, ou durant la phase de développement ?

R5 : Le challenge test est un test de développement et non de routine, les textes réglementaires demandent la présence du résultat de ce test dans le DIP via le rapport de sécurité. Il existe une méthode norme ISO, c’est à la personne responsable de décider quand le réaliser sur la base de son expérience en stabilité.
Q6 : Si on utilise un actif au pourcentage indiqué par le fournisseur pour la réalisation de ses tests d’efficacité, pouvons-nous nous appuyer dessus dans le DIP et ne pas réaliser les tests d’efficacité ?
R6: Non.
Q7 : Commerce électronique : faut-il obligatoirement indiquer la liste des ingrédients d’un produit cosmétique sur le site internet marchand si le produit est vendu uniquement par ce biais ?

R7 : Il est recommandé de mettre la liste des ingrédients sur les sites de vente afin que le consommateur puisse la voir avant l’achat. Ainsi que de mettre un système en place de retour pour le consommateur lorsqu’il lui est livré un produit donc la liste INCI ne correspond pas pour cause d’un changement de formulation. Le code de la consommation prévoit qu’un consommateur a le droit de retourner un produit qu’il a acheté à distance.
Q8 : Est-il réglementaire de mentionner en complément de l’allégation « hypoallergénique » la précision « formulé pour minimiser les risques allergiques » ? Si oui, est-ce une obligation française ou européenne ?

R8: Cette mention n'est pas nécessaire. Par ailleurs, il faut se méfier de l'allégation "hypoallergénique". Il ne faut pas avoir l’un des 26 allergènes étiquetables présent, ni un sensibilisant cutané, c'est-à-dire avec une phrase de risque H317.
Q9 : Si les résultats des tests de stabilité et compatibilité ont été achevés après que l‘évaluation de la sécurité ait été faite et que ces tests ne montrent aucun problème, devons-nous quand même resoumettre ces résultats au toxicologue pour mettre à jour l’évaluation de la sécurité ou pouvons- nous mettre à jour le DIP nous-même via une mise à jour du DIP par l’ajout de conclusions ?
R9 : Le DIP devra être mis à jour, mais il faudra quand même informer l’évaluateur.
Q10 : Est-on automatiquement non cosmétique quand on utilise un packaging dérivé du domaine alimentaire ?

R10 : Un produit cosmétique ne doit pas prêter à confusion. S’il y a une appellation alimentaire dans le packaging ce n’est pas bon.
Q11 : Les applications dans une base cosmétique (ex : crème, gel douche) d’une composition parfumante à titre de soumissions doivent-elles être étiquetées selon le CLP ? Est-ce que les allergènes doivent figurer sur l’étiquette de l’échantillon ? Ou doit-on respecter un autre étiquetage ?
R11 : Nous sommes au niveau de la R&D, donc c’est un échantillon pour un brief. Il n’y a donc aucune règlementation particulière. Nuance : s’il y a un risque pour les personnes qui vont manipuler les échantillons, il faut quand même se poser la question de faire les étiquetages minimums. En revanche, les échantillons formulés pour les briefs sont exemptés du règlement CLP.
Q12 : L’enseignement pratique de la cosmétique (dans le cadre d’ateliers pratiques, mise en œuvre de recettes) est-il régi par le Règlement Cosmétique ?

R12 : Oui, si le produit est laissé aux participants de l’atelier.
Q13 : Ne peut-on pas se servir des propriétés conservatrices de certaines HE pour protéger les produits cosmétiques ?

R13 : Certains ingrédients, dont les HE, peuvent contribuer à la conservation des produits, mais il ne faut pas que ce soit la fonction qui soit annoncée dans le dossier puisque sinon, théoriquement, l’HE devrait être dans l’annexe V du règlement cosmétique européen.
Q14 : Le fait d’appliquer librement lors d’un protocole de soins (peau, cheveux) en institut ou salon de coiffure un mélange frais (fruits, légumes, yaourts...), en application immédiate, est-ce considéré comme un produit cosmétique ? Et la réglementation qui en découle... (DIP, évaluation de la sécurité, CPNP...)
R14: Oui cela est considéré comme un produit cosmétique, il faudra donc appliquer le règlement cosmétique européen à 100%. Si c’est fait chez nous, et que le produit n’est pas mis sur le marché, il n’y a aucune obligation.
Q15 : Quelle est la réglementation, pour les cosmétiques, qui permet d’alléguer qu’un produit est biologique ou naturel ? (en dehors des labels). S’il y a une réglementation à venir, pour quand est- elle prévue ?

R15 : Un produit cosmétique est naturel ou d’origine naturelle lorsqu’il contient au moins 95% d’ingrédients naturels ou d‘origine naturelle. Avec la difficulté qu’on ne sait pas ce qu’est l’origine naturelle actuellement. Pour se prévaloir du caractère biologique d’un produit cosmétique, il faut qu’il ait ou bien exclusivement des ingrédients certifiés biologiques, ou bien que sa composition soit conforme à un cahier des charges d’un organisme d’un label de droit privé sans forcément avoir payé l’organisme et avoir apposé le label.
Q16 : Est-ce qu’il est possible d’imposer à notre sous-traitant d’avoir la composition exacte de chaque ingrédient sachant qu’il y a eu un contrat de confidentialité signé et qu’il nous fournit seulement des fourchettes de concentrations ?
R16 : A partir du moment où l’information doit figurer dans le dossier d’information, il faut que le sous-traitant la transmette à la personne responsable.
Q17 : Existe-il des règles ou recommandations sur les types de tests d’efficacité à mettre en face de chaque revendication ? Tout pourrait être soutenu par un questionnaire, peut-être pas assez robuste. Mais impossible au niveau coût de croiser questionnaire, instrumental, et clinique pour chaque claim . Votre avis ?
R17 : Il n'y a pas de claim établis pour tel ou tel test, nous disposons encore d'une certaine souplesse.
Q18 : Quelle est la différence entre l’allégation « hypoallergénique » et « testé haute tolérance » ?
R18 : Hypoallergénique : qui diminue les risques d’allergies. Testé haute tolérance : les résultats concernant les risques d’allergies sont bons et en plus les tests ont été réalisés sous contrôle médical.
Q19 : Quelles doivent être les compétences de l’évaluateur de la sécurité en termes de diplômes et d’expérience. A quand un décret sur ce sujet précis ?
R19 : Le Règlement cosmétique impose que l’évaluateur de la sécurité soit : « une personne titulaire d’un diplôme ou autre titre sanctionnant une formation universitaire d’enseignement théorique et pratique en pharmacie, toxicologie, médecine, ou dans une discipline analogue, ou une formation reconnue équivalente par un Etat membre. » Le niveau minimum exigé est un Master 2 en Toxicologie.
Q20 : Les shampooings et baumes anti-poux sont-ils considérés comme des cosmétiques ou des biocides ?
R20 : Les shampoings et baumes anti-poux sont considérés comme des insecticides destinés à être appliqués sur l'Homme.
Pour plus d’informations, conseils ou formations si vous désirez vous lancer en cosmétique : lacosméteuse@gmail.com

Et n'oubliez pas d'être généreuse avec la peau…

Aromatiquement !




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire