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mardi 23 décembre 2014

Interview Lison Pagnier : Lison C'est Moi Qui L'a Fait

1.   Bonjour Lison de « Lison c’est moi qui l’a fait », même si nombreuses  sont celles qui vous connaissent, pouvez vous nous dire qui vous êtes ?

Bonjour ! Je m'appelle Lison, ça c'est vrai ! J'ai 24 ans, un chat et un chéri. Je réalise mes cosmétiques maison depuis 5 ans maintenant. Je suis tombée dedans alors que tous les cosmétiques traditionnels me faisaient des allergies. Après un rapide tours chez Lush (et la lecture de leurs étiquettes aussi cracra que les autres), je me suis dit « mais pourquoi je ne le ferai pas moi-même ? ».
 
C'est Moi Qui L'a Fait


2.   Que penses-tu de l’indépendance des testeuses ?

Moi-même testeuse de beaucoup de boutiques, je me sens très indépendante. J'ai eu un souci avec un produit une fois. J'en ai parlé avec la boutique, qui a tout de suite réglé le problème. C'est aussi ça, être testeuse : donner un retour au boutique, qu'il soit positif ou négatif.


3.   Elles donnent pourtant l’impression d’être des commerciales des labos dont elles ventent les produits et donc qu’en est-il de leur objectivité réelle ? Comment pourraient-elles être plus crédibles auprès de leurs lectrices ?

L'objectivité de chaque testeuse, je peux difficilement en parler étant donné que je ne les connais pas toutes. Il y a peut-être (et même sûrement) des langues de bois. Cependant, je ne vois pas l’intérêt qu'à la testeuse de venter un produit qui ne lui plaît pas ! Mais c'est un point de vu bien personnel que je donne là. Je pense cependant que dans l'article, il doit être notifié que le produit à été offert dans le but de le promouvoir (personnellement il est toujours indiqué TEST + le nom de la boutique), ce qui permettrait moins d’ambiguïté. Enfin, les tests des blogueuses permettent aux petites entreprises de profiter de leur notoriété et donc de se développer. Je suis contente d'avoir participé à faire connaître de jolies boutiques proposant des produits de qualité grâce à mon blog et aux réseaux sociaux.

C'est Moi Qui L'a Fait

4.   Quel est l’intérêt pour toi d’organiser des concours ? Et pour les cosméteuses d’y participer ?

D'abord j'adore ça.  Je trouve ça chouette de pouvoir gâter les gens qui me suivent. Il faut également avouer que ça fait augmenter le nombre de mes lecteurs... Et plus j'ai de lecteurs, plus je partage. Pour les cosméteuses, l’intérêt je suppose que c'est de gagner non ? Ahah.  

C'est Moi Qui L'a Fait

5.   Et la sécurité des personnes qui reçoivent les produits, comment la gères-tu ? et ne penses-tu pas être à la limite de la légalité ?

En effet, je suis à la limite de la légalité. Tout comme les trocs que l'on organise d'ailleurs. Personnellement, les personnes qui reçoivent mes produits savent que je suis amatrice et non professionnelle! Je leur envoi la composition des produits que j'offre ainsi que le mode d'emploi. Et je demande également qu'un test soit réalisé dans le pli du coude avant utilisation.
En fait, à force de lecture vraiment approfondie de la réglementation,  tu n’es pas à la limite de la légalité, à mon avis. Il faut revendiquer le fait que  les personnes qui font de la cosmétique maison (c’est à dire fabriquent et donnent) font une cosmétique de partage et aucunement une cosmétique commerciale. Comme tu l’as dis tu OFFRES… Et c’est là que ce fait la différence!!! Dès qu’il y a vente de produits on entre dans le giron de la cosmétique réglementée… A bon entendeur ! Halte à la cosmétique illégale pratiquée par certaines… (Commentaire de La Cosméteuse)


6.   Le greenwashing n’avance-t-il pas plus masqué dans la cosmétique maison par rapport à la cosmétique conventionnelle ?

Bien sûr ! Le greenwashing est partout. D'autant plus que beaucoup de cosméteuses réalisent leurs produits sans vraiment savoir ce qu'elles mettent dedans. Pour moi, il est indispensable de connaître les ingrédients que l'on utilise sur le bout des doigts, puis de faire un choix ensuite selon ses propres critères et convictions.
Je pense que le fonctionnement de la peau n’est pas aussi non plus à négliger, car connaître sa peau permet de choisir les ingrédients qui lui conviennent. (Commentaire de La Cosméteuse)

C'est Moi Qui L'a Fait

7.   Peux-tu me citer un exemple de greenwashing pratiqués par les distributeurs d’ingrédient sans pour autant citer de nom de société… pour que les lecteurs soient plus sensibilisés.

Les produits « d'origine naturelle » sont à mon avis l'exemple parfait de greenwashing. En effet, ces matières premières peuvent avoir subit des traitements absolument non naturels sans pour autant perdre la précieuse mention vendeuse. Ici encore, tout est question de conviction. Mais n'oublions pas que, pour ne citer que lui, le pétrole est naturel. Et je ne sais pas vous, mais trouver du pétrole dans ma crème de jour... je n'ai pas envie !


8.   Quels sont les travers de cosmétique maison, points à améliorer ? (vaste sujet !)
Il y en a beaucoup ! Je viens d'en citer un, dans ma réponse précédente. Le manque d'information est un gros problème. Il vient évidemment des cosméteuses qui ne font pas toujours les recherches nécessaires, mais aussi des fournisseurs. En effet, leur objectif est de vendre... Même les fiches techniques sont remplies de marketing ! Cela n'empêche qu'elles sont bien pratiques, on est d'accord ! Mais je trouve qu'il manque un intermédiaire neutre et sans intérêt, qui pourrait nous donner des informations claires. De la même façon, on peut trouver un peu tout et n'importe quoi sur les réseaux sociaux. Tous les conseils ne sont pas bons à prendre. Mais comment peut se retrouver une débutante parmi tout ça ? C'est compliqué...  Il y a également toutes les dérives de la vente illégale, qui ne font que desservir la communauté. C'est pas très fun tout ça (moi qui ai l'habitude de prendre un ton léger), mais il faudrait réussir à faire bouger les choses !

C'est Moi Qui L'a Fait

Trouver les bons groupes de discussions sur les réseaux sociaux, les bons interlocuteurs passionnés, callés et disponibles, est prioritaire, et comme je suis sympa!!!! je vous en conseille un, que tu connais aussi assez bien :-) 
https://www.facebook.com/groups/cosmeteam/ pour celles qui ne l'avaient pas encore découvert… Un incontournable ds le milieu! (Commentaire de La Cosméteuse)


9.   Quels sont tes projets ou ton actualité ?
J'ai beaucoup, beaucoup de projets en cours... Dont je ne parle pas pour le moment. Mais vous serez tous au courant assez rapidement. En tout cas mon blog va changer d'adresse et de nom, attention, ça déménage !


Merci beaucoup Lison c’est moi qui l’a fait, on a hâte d’en savoir plus, alors !!!


AROMATIQUEMENT!

Fiche signalétique
Nom du blog : C'est Moi Qui L'a Fait
Date de création : 2012
Effectif humain : 1
Localisation : Marseille
Adresses internet : http://c-moi-qui-la-fait.overblog.com
https://www.facebook.com/cmoiquilafait?fref=nf

samedi 20 décembre 2014

Francis Kurkdjian, enfant terrible, nez terrible


Par Ludvina Sanchez, Pachamamaï Cosmétiques 


 
  Ludvina Sanchez
Francis Kurkdjian 

9 décembre 2014, 18h30. Longue de 30 mètres, la file devant l'amphithéâtre me semble interminable tant mon impatience me titille. Ce n'est pas si souvent que l'on peut rencontrer le nez qui a coloré une partie de sa vie. Et quand l'Osmothèque propose une conférence de FK, forcément, je me précipite... Pour qui ne connaît Kurkdjian, le célèbre Mâle de Gaulthier sera certainement plus évocateur…

Face au public, cet homme vif et jeune (bin oui... nous sommes nés la même torride année !), un brin inquiet, se met à arpenter la scène, d'un pas dansant. D'emblée, il nous plonge dans l'ambiance en passant une vidéo évocatrice où le parfum est à la fois acteur principal et personnage invisible.
À pas chassés, il nous entraîne dans son monde et son histoire. Issu d'une famille arménienne, il en hérite un patrimoine riche en senteurs et flaveurs qu'il a partagé dans le cultissime livre La cuisine des nez. Tout petit, ses premières aspirations le tournent vers la danse et le piano. Mais c'est finalement au parfum que le tout jeune adolescent décide de consacrer sa vie. On le voit, rêveur, s'émerveiller devant un article de presse sur des parfumeurs célèbres.

Respectant le souhait de son père inquiet de le voir s'engager dans une profession auquel ce dernier ne croit pas, il enchaine, après sa formation de parfumeur à l'ISIPCA, sur une école de marketing. Et il choisit de réaliser son mémoire sur le parfum. Bien sûr. Par un heureux hasard, les membres de son jury comprennent quelques parfumeurs. Il est classé dans les cinq premiers. La présidente du jury lui laisse sa carte dédaigneusement, l'air de dire : on verra si vous en ferrez quelque chose. Il ne s'agit pas moins de Chantal Roos, que certains membres de Pachamamaï ont eu l'honneur de côtoyer par le passé.

Armé de son tout jeune diplôme, il se rend chez l'impératrice des parfums, alors directrice des parfums pour JPG qui lui dit : Mon petit Francis, je vais vous apprendre à travailler un vrai projet. Et celle qui se pose en mentor et deviendra sa marraine lui lance un défi... Imaginez un homme, sortant de la plage, la peau sentant le propre mais aussi la sueur, une senteur sexy... Transmettez dans un parfum cet univers... Quand il nous décrit cette lettre de mission, les yeux de Francis partent, ces quelques mots semblent évoquer des univers infinis... Il respire la mouillette de parfum, évoque une lavande gourmande... Et avec une autodérision caractéristique de sa simplicité et de son élégance, il explique que, ne sachant pas grand chose, il valait mieux faire simple. 6 notes subtiles créent l'harmonie ravageuse. Après 8 mois de travail, à "24 ans 3/4", il finalise le Mâle pour JPG qui n'a alors pas encore la renommée actuelle. Le succès déferle, en France, à l'étranger...

Francis n'est pas du genre à s'endormir sur ses lauriers et ne souhaite pas rester toute sa vie celui qui a créé le Mâle. Il part donc aux États Unis découvrir un nouveau monde où son sens olfactif, formé aux parfums français, est chahuté, y compris par les odeurs de la lessive de sa colocation (sic). Et ce qui deviendra comme une marque de fabrique prend forme... Il met en senteur des émotions, des amitiés, des rencontres, des époques... Tel un psy du parfum, il capte l'âme et l'essence de ses clients pour mieux les incarner.

Après les mots et les visuels, il nous entraîne dans une ronde de senteurs qu'il a créés -et pour quels noms ! Narciso Rodriguez, Dior, Armani, Guerlain, etc.-. Devant nos nez ébahis défilent fougère taquine, fleurs royales, patchouli profond, reconstituant un patrimoine olfactif, inventant des notes contemporaines ou futuristes.

À l'aube de ses quarante ans, pour ne pas rester celui qui attendra LE poste de sa vie chez un grand, pour ne pas être "celui qui regarde passer les trains sans monter dedans", il décide de créer la Maison Francis Kurkdjian, SA maison. Il recrée l'univers des possibles et scelle des alliances de toute beauté en offrant à des objets inertes leur vie rêvée et parfumée. Fontaines, éventails pop-up, gants dans la tradition des maîtres gantiers parfumeurs d'antan, portefeuilles s'animent en notes parfumées.

Et sa nouvelle quête? La recherche du parfum intemporel comme un graal, celui qui traversera les âges sans une ride... Non, il ne sera pas le nouveau Faust, ses yeux et son cœur sont trop empreints d'amour pour la vie qu'il regarde avec des yeux d'enfant, terrible bien sûr...

Il ne vous reste plus qu'à courir au 7 rue des Blancs-Manteaux, découvrir son nouvel espace. En attendant, je vibre à ses mots: sentir bon, se sentir bien, sentir beau... Peut-être qu'un jour je sentirai bon grâce à sa patte unique…





http://www.pachamamai.com/savon/

Je remercie Ludvina de Pachamamaï d'avoir jouer le jeu, m'avoir confié sa plume et avoir su nous conter une/deux tranche(s) de vie passionnément et Aromatiquement!