Coaching cosmétique

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mercredi 4 décembre 2013

Interview de Katja Stojetz : Laboratoire Centiflor

1. Pouvez vous me dire comment vous est venue cette idée (envie) de vous lancer dans cette aventure ?
J’ai découvert l’aromathérapie à travers ma belle mère en Provence, il y a près de 25 ans. Amoureuse des plantes comme moi elle utilise les huiles essentielles depuis toujours...
A l’époque, j’habitais à Paris et il était très difficile de trouver des huiles essentielles. Il y a avait bien quelques pharmacies qui proposaient un choix restreint mais il était rare de trouver des pharmaciens formés en aromathérapie.
Je faisais alors mes provisions lors de mes séjours en Provence (chez Nelly Grosjean). Plus tard, avec l’arrivée de l’internet, j’ai cherché à m’approvisionner en huiles essentielles sur internet mais peu de sites sérieux existaient alors.

Par ailleurs, beaucoup de personnes dans mon entourage s’intéressaient à ces extraits magiques, mais peu de personnes étaient au courant des innombrables possibilités d’utilisation qu’offrent les huiles essentielles. Peu de livres sur le sujet existaient alors en Français. Je me suis beaucoup documenté avec des ouvrages de chercheurs en anglais.
Tout cela m’a conduit à créer ma marque et mon site internet pour permettre à des personnes comme moi de pouvoir facilement se procurer des huiles essentielles de qualité et s’informer sur leur propriétés et possibilités d’utilisation.

2. Diriez-vous qu’aujourd’hui ce serait encore réalisable, dans les mêmes conditions ?
Ce serait toujours réalisable, mais pas dans les mêmes conditions.
En quelques années la situation a radicalement changé : toutes les pharmacies disposent d’une gamme assez complète d’huiles essentielles et proposent de nombreux produits annexes. Il en va de même pour les magasins bio. L’offre en cosmétiques naturelles à littéralement explosée. Le marché de la cosmétique met de plus en plus les actifs naturels comme les huiles essentielles en avant, la presse en parle, de nombreux livres existent. Le consommateur dispose d’un large choix de ressources d’information. Et c’est tant mieux !


3. D’où vous vient cette passion du naturel ?
De ma grand mère et mon grand père en Allemagne. Ma grand-mère connaissait toutes les plantes médicinales et mon grand père était apiculteur. Je devais d’ailleurs hériter de ses abeilles, ce qui n’a malheureusement pas éte possible puisque je séjourne beaucoup à l’étranger.

4. Pourquoi vous être localisée en Provence, au pied du Mont Ventoux célèbre pour les cyclistes et leur mollets mais pas pour les cosméteuses et leurs recettes ?
Parce que c’est là qu’on trouve les meilleures huiles essentielles ! Aussi je voulais que nous soyons basés le plus proche de la nature que possible. Du coup, notre entreprise est assez en retrait mais notre cadre de travail est exceptionnel.

5. Comment quand on est novice dans ce secteur comme vous l’étiez, fait-on pour être conforme sur toutes les exigences règlementaires et comment au regard de la taille familiale de votre entreprise faites vous encore aujourd’hui ?
En s’entourant de personnes qualifiées ! Nous avons une pharmacienne-toxicologue qui travaille avec nous depuis nos débuts, et des techniciennes en formulation cosmétique. Tout le monde travaille main dans la main. C’est passionnant mais c’est aussi très prenant au quotidien car je n’ai pas d’encadrement pour me seconder.

6. Pouvez-vous me lister les plus grandes difficultés.
Le fait d’avoir travaillé 24/24 heures et 7/7 jours pendant plusieurs années au détriment de ma vie de famille et de mes enfants. Je dois dire aussi que gérer une PME en France est vraiment difficile avec les lourdeurs administratives, les contrôles, les taxes, la législation du travail, les 35 h... Il faut énormément d’énergie et de volonté pour créer et surtout développer une entreprise en France.

7. Comment sélectionnez-vous vos produits ?
Tout d’abord nous avons un cahier des charges strict auquel nous fournisseurs doivent se soumettre. Ce niveau d’exigence, et ce n’est pas un hasard, nous amène à travailler avec les meilleurs fournisseurs. Ils ont notre confiance mais les contrôles n’ont jamais varié en intensité sur leurs matières premières.

8. Pourquoi vous êtes vous diversifiée ? de quelle manière ? pourquoi à la fois avoir si peu ou tant de références ?
Nous avons commencé notre activité avec la vente des huiles essentielles et quelques beurres et huiles végétales. Nous avons rapidement vu que les huiles végétales étaient non seulement complémentaires aux huiles essentielles, mais aussi intéressantes seules en termes de propriétés cosmétiques et même thérapeutiques.
Nous avons donc rapidement élargi notre gamme avec d’autres beurres et huiles végétales.
Avec ces bases, nous avons réalisé notre première gamme de cosmétiques bio faite d’huiles et bougies de massage. Un peu plus tard, nous avons développé une gamme d’huiles de beauté.
En réalisant nos cosmétiques, nous avons constaté qu’il y avait aussi une demande sur d’autres produits naturels liés aux cosmétiques naturels. Ainsi, nous avons progressivement introduit des émulsifiants et toute une gamme d’actifs naturels. Aujourd’hui, notre offre comporte plus de 1000 références !
Pour la partie cosmétiques maison nous avons cependant volontairement limité notre choix en émulsifiants et actifs. Nous avons testé beaucoup de produits pour en retenir seulement ceux qui permettent de réaliser des formules de qualité.
Nous formules cosmétiques maison sont d’ailleurs toutes créées et testées par notre laboratoire.


9. Comment décririez-vous les divers profils de vos clients ?
Nos clients sont des personnes qui prennent soin de leur santé et de l’environnement.

10. Comment voyez-vous l’avenir de la cosmétique maison ?
De plus en plus de personnes découvrent qu’il est facile de réaliser ses propres cosmétiques de qualité. Cette tendance va se poursuivre. Mais mon souhait est que ces personnes puissent se lancer en disposant d’un minium d’information professionnelle pour réaliser leurs cosmétiques de manière correcte et hygiénique. On voit malheureusement trop d’informations erronées circuler et des « réalisations » qu’il ne vaudrait mieux pas s’appliquer sur le visage !

11. Pourquoi passer d’un certificateur à un autre ? quel est celui qui à vos préférences ?
Nous avons deux organismes de certification : Ecocert pour les huiles essentielles, et Qualité France (Bureau Véritas) pour les cosmétiques. Ils doivent être agrémentés par l’État et vérifier que les entreprises et producteurs respectent bien les cahiers de charges bio. Ensuite ils travaillent à des tarifs différents et leurs méthodes de travail peuvent aussi varier.

12.Quelles sont les 5 à 10 règles que devraient respecter les cosméteuses ?
  • suivre une formation avec un professionnel dans le domaine (même brève),
  • ne pas croire toutes les informations qui circulent sur le net, puisque les personnes recopient souvent des erreurs (par ex utiliser l’EPP pour conserver leur cosmétique), 
  • respect des règles d’hygiène strictes :  tout désinfecter/stériliser,
  • conserver correctement son produit (au frais, à l'abris de la lumière), 
  • surveiller son évolution dans le temps,
  • respecter les formulations (dans notre cas, elles sont étudiées spécifiquement pour la cosmétique maison par des professionnels)


13. Pourquoi avoir cité le fait de se former ?
Nous constatons tous les jours que les personnes ont de vraies lacunes puisqu’elles ont appris sur le tas avec des personnes qui elles-mêmes n’ont pas été correctement formées en amont. C’est ainsi que vous retrouvez des erreurs graves à ne pas commettre dans des magazines et des livres.
Une contamination microbiologique va très vite et je me demande combien de personnes s’appliquent tous les jours des microbes avec leur produit cosmétique...
Le but d’une formation est de réaliser des cosmétiques de qualité et efficaces avec une belle texture et un parfum plaisant que l’on peut utiliser en toute sécurité. Une formation permet aussi de pouvoir agir en tant que consommateur averti. Si l’on n’a pas le temps ou l’envie de se fabriquer ses produits on pourra au moins sélectionner les produits de qualité du commerce et savoir pourquoi on dépense son argent.


14. Quels sont les travers dans lesquels les cosméteuses débutantes et même aguerries ne devraient jamais avoir ?
Confondre « cuisine » et « cosmétiques maison ». Le non respect des dosages en particulier pour les produits dangereux est un risque très présent chez la cosméteuse Aussi, la multiplication des actifs dans un produit qui souvent est inutile. Autre travers, ne pas effectuer des tests d’allergie avant d’utiliser un actif ou produit, et ne pas vérifier le pH.

15. Comment animer un atelier sans mettre en danger le participant ?
En appliquant et en faisant appliquer strictement les précautions d’usage et en diffusant une information générale avant de débuter l’atelier. C’est absolument indispensable (respect de formules et instructions, risques d’allergie, mesures d’hygiène, etc.)

16. Ou aller chercher ses sources d’inspirations quand on débute dans ce domaine (fabrication/création de ses recettes) ?
Sur des sites et blogs tenus par des professionnels ou amateurs bien (in)formés.
L’inspiration vient une fois que l’on maitrise des formules de base. C’est un peu comme en musique ! Chacun a ses formules fétiches qu’il va peut être, avec la pratique, légèrement adapter à ses propres besoins.


17. Pensez- vous que les mondes professionnels de l’esthétique et de la coiffure ont leur place parmi nous ? de quelle façon ?
Oui bien sur ! Comment ? Je ne sais pas, puisqu’il est interdit de réaliser des préparations cosmétiques à la demande des clients. 
En ce qui me concerne, j’emporte toujours mes produits « fait maison » (shampooing, masque) chez le coiffeur qui les adore....

18. Quel poids économique pesons nous face au mastodonte de la cosmétique « traditionnelle » (= laboratoires vendant des produits finis bio ou pas) ?
Je ne connais pas ce chiffre, mais je peux vous dire que nous sommes certainement microscopiques !

19. Pour simplifier existons-nous pour eux ?
Nous sommes une « tendance » que leurs services marketing sont surement en train d’étudier pour mieux vendre leurs produits....

20. Qui sont les participants aux stages de 3 et 5 jours ?
Particuliers novices et avertis, professionnels en reconversion.

21. Qui sont les participants aux ateliers courts ?
Particuliers novices souhaitant découvrir cet activité ou parfois juste pour passer un moment créatif pour se changer les idées ou entre amis.

22. Pour conclure comment pour vous être généreux avec sa peau ?
S’alimenter de manière saine, bouger et faire du sport, dormir au moins 8 heures.
Nettoyer la peau tous les soirs.
Appliquer une crème de soir (nourrissante, régénérante) et une crème de jour (protectrice et hydratante).
Un masque à l’argile par semaine pour purifier la peau. Un exfoliant tous les 2 mois (peau sensible).


 Aromatiquement !

Fiche signalétique
Nom de la société : Laboratoire Centiflor
Date de création : 2006
Effectif humain : <10
Localisation : ENTRECHAUX Vaucluse
Adresses internet : http://www.huiles-et-sens.com