Coaching cosmétique

Vous voulez lancer votre marque ou animer des ateliers cosmétiques. C’est possible !

Apprenez à faire vos cosmétiques vous même en toute liberté, et laissez s'exprimer votre créativité.

Initiez vous au monde de l'industrie cosmétique (technique, réglementation, biologie cutanée, esthétique...) et à celui de l'animation d'ateliers cosmétiques naturelles.

Spécialiste de la formation professionnelle cosmétique naturelle depuis 5 ans! Plus de 300 personnes formées en groupe (maxi 12) ou individuellement (1 to 1) et sur mesure…

Cosmétologue/Consultante Cosmétique et formatrice ma mission est de vous accompagner tout au long de votre projet professionnel et vous aider.

Contactez moi par mail à lacosmeteuse@gmail.com ou pour d’autres informations sur www.ccfc-cosmétique.com

samedi 16 février 2013

Les sels d'aluminium que faire


Les sels d'aluminium sont toujours autorisés en cosmétique par la réglementation même s’ils font l'objet de polémiques.
Ils sont donc en constante observation tant en cosmétique (utilisation dans les déodorants de type  antiperspirant) qu’en médecine (utilisation comme adjuvant dans les vaccins).
Dans un cas, on leur reproche leur implication dans le cancer du sein et dans l’autre la maladie d’Alzheimer...

Mais à chaque fois des groupes d’experts ont démontré qu’il n’en était rien. Les sels d’aluminiun semblent donc sans danger.
Hypothèse ou réalité ?

Que diront ces experts dans les années à venir ? Apte ou pas apte ;-) !!!

Comme dans tout dilemme, c’est à chacun de choisir ce qu’il doit faire :
- continuer à utiliser des déodorants en contenant, pas plus de 0.6% (dosage maximal recommandé par l’ANSM qui estime que le risque sanitaire des consommateurs existe malgré tout),
- par principe de précaution, les éviter et donc boycotter les déodorants en contenant.  Ce qui est « facile » puisque les laboratoires mettent sur le marché des produits  « sans chlorhydrate d’aluminium » .

Mais, là encore, il faut rester prudent si l’on veut réellement les utiliser, car l'industrie cosmétique dans sa défense se fonde sur l'application sur peau saine! 
Cela sous entend pas après rasage ou épilation, le temps que la peau soit réparée de l'agression... Combien de temps???? A nous de décider car aucune étude n'a été faite en ce sens!

Et, si on veut vraiment les éviter, il faut savoir que les sels d’aluminium sont  en réalité une grande famille : le chlorhydrate, le sulfate, l’alun (qu’il soit naturel ou synthétique)… Par conséquent, plusieurs scientifiques mettent en garde au sujet de la pierre d’alun. L’origine ne change rien, il faut avoir la même prudence que vis-à-vis du chlorhydrate tant décrié.

N'oubliez pas d’être généreuse avec votre peau! 

mardi 12 février 2013

dimanche 10 février 2013

Les émulsions : quézako???

 

Par définition
Une émulsion est le résultat du mélange de deux liquides (au moins) non miscibles (de natures différentes), l’un étant dispersé dans l’autre sous forme de fines gouttelettes.
Une émulsion est donc constituée de deux phases :
-  une phase liquide lipophile (dont les ingrédients sont chimiquement gras) : appelée phase grasse ou huileuse ;
- une phase liquide hydrophile (dont les ingrédients aiment l’eau car chimiquement proche) : communément appelée phase aqueuse.
L’une est la phase interne (sous forme  de gouttelettes/globules) et l’autre la phase externe (le liquide qui « reçoit » l’autre).

Il existe communément deux types d’émulsions celles qui sont E/H (eau dans huile) et celles qui sont H/E (huile dans eau).
Une émulsion est donc instable, par nature car le gras est l’eau sont « chimico-physiquement » incompatibles.
En cosmétique, c’est important car nombreux sont les produits sous cette forme : les laits, les crèmes, certains sérums ou baumes…
 Photo au microscope d'une émulsion ( grossissement  400 )


Notion d’interface 
La zone de contact (plus communément appelée « interface ») entre les deux phases des deux liquides non mélangeables est le siège d’une tension.
En effet, il faut comprendre qu’entre deux types de substances très différentes, c’est la guerre !!!!
Donc, de ce voisinage chimiquement incompatible apparait une force de tension dite «  interfaciale ».
Cette tension  donc,  est responsable de l’instabilité des émulsions.  Les deux milieux (liquides) se repoussent, ce qui tend à la séparation de phases appelée déphasage et aboutie à une émulsion dite cassée.
En toute logique :
Plus la tension interfaciale est faible, plus l’émulsion est stable, plus cette tension est élevée, plus l’émulsion est instable (voir le post sur la stabilisation des émulsions).

Émulsionnants/émulsifiants
Ce sont des ingrédients qui vont favoriser la stabilité physique des émulsions, d’où leur nom !
Le maintien en suspension (c.à.d. un liquide flotte dans l’autre) des gouttelettes (bien séparées les unes des autres) dans la phase externe permet de stabiliser une émulsion. Pour ce faire, on utilise des molécules tensioactives qui se positionnent spontanément à l’interface des deux liquides et par conséquence y diminuent cette tension interfaciale.  Ils permettent de lier la phase grasse et aqueuse à la base incompatibles, ils « évitent » que les molécules aqueuses soient en contact avec les grasses...

Ils font donc partis du groupe des tensioactifs qui ont un pouvoir émulsionnant (tous ne le sont pas. Ils ont aussi d’autres capacités car c’est une grande famille, cf. un post à ce sujet…) et sont composés de deux parties:
- un pôle polaire « hydrophile » (ou lipophobe) : dit aqueux ;
- un pôle apolaire « lipophile » (ou hydrophobe) : dit huileux.


Schématisation d'un tensioactif
 

La structure mixte amphiphile d’un tensioactif ( cette famille d'ingrédient est étudiée lors de la formation cosmétique niv 1 maison & professionnelle lui permet d’être attirée à la fois par les phases aqueuses et par les phases grasses. D’où leur capacité à ce lier tant avec le « gras que l’eau ».

Les émulsionnants sont  généralement des non ioniques . Cela implique qu’ils sont sans charge électrique.

En général, on met toujours plusieurs émulsionnants dans les émulsions car aucun n’est capable à lui seul de maintenir la stabilité du système.
En effet, certains sont plutôt lipophiles et d’autres plutôt hydrophiles. Le tensioactif émulsionnant idéal n’existe pas !!!!

Donc, soit on utilise deux tensioactifs émulsionnants (ayant des noms commerciaux distincts), soit on utilise une « base auto émulsionnable » qui est un mélange mis au point par un fournisseur  dont les buts sont la stabilité et le coté pratique à l’utilisation. Dans ce cas, il s’agit de mélanges tout fait, prêt à l’emploi.



Soyez généreux  avec votre peau...


Aromatiquement!

samedi 9 février 2013

Pourquoi faire ses cosmétiques soi même?

Voici une question à laquelle  il est facile de répondre aujourd’hui. La plupart le savent déjà :
- Parce qu’on sait ce qu’on met dedans (maîtrise  de la qualité, de l’origine, de la nature des ingrédients),
- parce  qu’on personnalise les recettes selon les besoins du moment (saison, jour, nuit, météo, âge, type de peau),
- parce qu’on boycotte certains ingrédients sujets à polémique (les dérivés du pétrole, les synthétiques, les parabens, les sels d’aluminium….), 
- parce que c’est moins cher,
- parce que c’est plaisant de découvrir que finalement c’est pas si difficile à fabriquer… et  bien aussi de faire tomber le voile du mystère de leur élaboration par des petites blouses blanches qui trottinent en laboratoire après de longues et grandes études !
Mais, il en fallait un! Voir plusieurs…!
Attention! à ne pas faire les mêmes erreurs que les pros de la cosméto! Celles qu'ils ont sans doute déjà commis au cours de leurs nombreuses années de recherches, sur les phénomènes physique-chimique-microbiologique-dermatologique.  
Attention!  donc à ne pas reproduire par ignorance, en toute bonne foi, les erreurs du passé mais aussi celle qu'ils continuent à faire pour nous en notre nom...
Attention! à ne pas basculer tout de même, dans l'enthousiasme de la découverte,  dans la cosméto commerciale. Encore plus insidieuse, car elle vous atteint par les ingrédients  (pas les produits finis cette fois ci) en vous faisant miroiter un autre miroir aux alouettes qui peut être tout aussi dangereux pour votre peau. Surtout si vous ne savez pas les utiliser, les doser ou ne connaissez pas les conséquences d'une mauvaise utilisation sur votre beauté et santé.
Attention! à rester vigilante.
J’espère pouvoir vous aider à comprendre, à évaluer, à choisir la cosméto que vous créez  pour qu’elle fasse vraiment du bien à votre peau …et lui fasse le moins de mal possible.
J’espère aussi vous montrer que la peau est un organe précieux et qu’il n’est pas si difficile de l’entretenir, du moment qu’on comprend ce qu’elle est, et comment elle fonctionne. C’est simple de lui appliquer les bons soins, qui ne l’agressent pas.
Voilà, je vais essayer dans ce blog  "La Cosméteuse" de développer et simplifier pour vous toutes ces problématiques afin que vous puissiez créer en toutes connaissances de causes.
N’oubliez pas, il faut être généreux avec sa peau.

mardi 5 février 2013

Etude du pH de savons durs et liquides


1.     Rappels sur le pH

C’est une échelle de mesure pour les chimistes, leur permettant d’étudier les caractères acide ou basique de toutes substances en solution aqueuse, mais aussi leur puissance (forte ou faible).
Il faut donc retenir les points suivant dans le cadre de la cosmétologie :
·         Tout produit cosmétique aqueux (contenant des ingrédients ayant uniquement une affinité avec l’eau) ou contenant une phase aqueuse doit être contrôlé sur son pH afin de vérifier qu’il soit compatible (ne le modifie pas) avec le pH cutané.
·         La peau à sa surface est recouverte d’un film hydrolipidique qui a un pH variant selon les personnes de 5 à 6,5  selon la zone (visage, corps). Le cuir chevelu se situe autour de 4,5. Les larmes et la salive autour de 7, l’appareil génital interne féminin vers 4 (interdit pour les cosmétiques) et l’externe (certainement entre 4 et 6 ?).


2.     Liste des savons étudiés

Numérotations
Noms/ Caractéristiques
INCI
Laboratoires
Savon 1
40% lait d’ânesse
Donkey milk, olea europaea fruit oil, butyrospermum parkii butter, cocos nucifera oil, borago officinalis seed oil, water, sodium hydroxyde
Laboratoire Paysanne
Savon 2
20% lait d’ânesse
Sodium palmate, asininum lac, sodium palm kernelate, aqua, glycerin, helianthus annuus seed oil, parfum, palm acid, daucus carota sativa root extra, medicago sativa extract, sodium chloride, palm kernel acid, tetrasodium EDTA, tetrasodium etidronate
Asinerie des Varennes
Laboratoire Cosmalia de Fouras
Savon 3
20% Karité
Patchouli Girofle Ylang
Sodium olivate, sodium cocoate, sodium shea butterate, aqua, glycerin, olea europa fruit oil, lavandula hybrida oil, pogostemon cablin oil, cananga odorata flower oil, Eugenia caryophyllus oil, CI77491, benzyl benzoate, eugenol, farnesol, geraniol, limonene, linalool
Ame d’eau
Savon 4
15% huile de laurier d’Alep
Sodium olivate, sodium laurate, aqua, glycerin, olea europaea oil, laurus nobilis oil, sodium hydroxyde
Générale de Cosmétique
Savon 5
Savon liquide hygiène intime
Aqua, elaeis guineensis (palm) oil, butyrospermum parkii (shea butter), PEG-40 hydrogenated castor oil, potassium hydroxyde, cocos nucifera oil, melia azadirachta oil, nigella sativa oil, sodium borate, pelargonium asperum oil
Laboratoire Centiflor



3.     1ère Partie : Mai 2012

3.1.   Mesure du pH des savons
Sur solution à 10% mélangée à la main avec reste de grumeaux de savon.
Remarque : le fait que la dissolution soit imparfaite peut fausser le résultat de quelques 10èmes.

Résultats
Numérotation
pH 10%
Savon 1
9,93
Savon 3
9,92
Savon 4
10,29


3.2.   Mesure du pH cutané
Le pH cutané est mesuré à divers temps (30 mn, 1 h, 2 h) après lavage et rinçage de la face interne des avant bras en comparaison à chaque fois, à une zone de la peau (du même avant bras) n’ayant pas été lavée mais rincée aussi.

Résultats

T0
T30’
T60’
T120’
Témoin peau 1
6,85
7,08
6,92
7,08
Peau et Savon 1
7,43
7,25
6,88
6,89
Témoin peau 3
6,41
6,09
5,97
5,74
Peau et Savon 3
7,40
6,39
6,23
5,71
Témoin peau 4
6,95
6,92
7,15
7,14
Peau et savon 4
7,18
7,13
7,13
7,27



3.3.   Graphiques et analyses
3.3.1. Graphique de l’étude sur le savon 1



Commentaire : La peau met quasiment 1 h à récupérer son pH mais dès 30 mn le retour est acceptable.

3.3.2. Graphique de l’étude sur le savon 3



Commentaire : La peau met 2 h à récupérer son pH mais dès 30 mn le retour est acceptable.

3.3.3. Graphique de l’étude sur le savon 4

Commentaire : La peau met 1h à récupérer son pH mais dès le départ la modification est acceptable.

3.3.4. Conclusions
Le classement du plus respectueux pour la peau, à mon sens serait :
Savon 4 puis Savon 1 puis Savon 3  et ce dans un mouchoir de poche. Mais il faudrait refaire et continuer l’étude sur 4 h afin de voir la différence, entre deux périodes de lavage, pour les trois savons.


 
4.     2ème Partie : Novembre 2012

4.1.   Mesure du pH des savons
Cette fois ci les savons ont été mis en solution à 1%, et mélangés au barreau aimanté et agitateur magnétique jusqu’à parfaite dissolution (absence de grumeaux). L’eau a été là aussi celle du robinet, car c’est celle-ci qui est utilisée pour le rinçage.

Numérotation
pH 1%
Eau du robinet
7,39
Savon 1
9,73
Savon 2
9,51
Savon 3 (partie blanche dans les marbrures)
9,65
Savon 4
9,57
Savon 5
8,63
Texapon N70 (Sodium laureth sulfate)
8,25

Cette étude n'est pas finis. Elle sera complétée prochainement...