Coaching cosmétique

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jeudi 15 septembre 2016

Touche d’essai : Pourquoi ? Pour qui ? Comment ?


Nous sommes nombreuses (ou pas!) sur la toile à rappeler qu’il faut faire une touche d’essai dans le pli du coude avant d’utiliser de manière régulière, un produit cosmétique maison, comme s’il était sorti d’une usine…



Mais pourquoi ?

Justement, en cosmétique maison, il n’est pas sorti d’une usine… Enfin le mot usine n’est vraiment pas le bon ! C’est plutôt, le fait que le produit a été mis au point et fabriqué par un professionnel d’une entreprise cosmétique qui avant de vendre le produit est obligé par le règlement cosmétique européen CE 1223/2009, de lui faire subir une batterie de tests dont ceux d’innocuité (Voir le Lien).

Les tests d’innocuité ont pour objectifs de vérifier la tolérance de la peau et de la muqueuse oculaire vis à vis du produit. Pour cela, les laboratoires/entreprises cosmétiques les réalisent sur la formule qu’ils vont mettre à disposition sur le marché. Ce sont les experts (règlementaire et toxicologue Voir le lien) qui les exigent et les vérifient. L’un choisit de les faire ou pas et l’autre s’assure qu’il y ait conformité avec la règlementation. Ils ont le choix selon le risque prévisionnel encouru par l’utilisateur, du type de tests à effectuer.
En effet, selon le niveau d’exigence en matière d’innocuité il existe de nombreux tests très différents.
Généralement et au minimum, pour la peau c’est une simulation d’irritation cutanée  et oculaire qui est effectuée.


Et en cosmétique maison ?

Donc, lorsque vous appliquez un produit acheté ou un échantillon commercial, normalement (statistiquement) il y a peu de risque d’avoir un souci avec. Il a remporté avec succès le trophée « non irritant pour la peau et l’œil » !!!  C’est une image ! Après on est bien d’accord que le risque 0 n’existe pas puisque nous sommes tous et tout le temps différents...
DONC, vous comprenez que lorsque vous mélangez vos ingrédients pour construire votre belle recette vous faites comme les pro MAIS comme vous ne faites pas ‘’courir la course’ du « non irritant pour la peau et l’œil » à votre produit vous ne savez pas d’avance à quelle position du classement il se trouverait... S’il la courait!
Et si, et si, et si…. Bref l’inconnu total !!!
C’est pour ça que je conseille systématiquement de faire un test dans le pli du coude !!! CQFD ! Ouf…


D’accord, mais pourquoi le plis du coude ?

-       La peau y est fine, l’absorption n’en sera que plus facile,
-    L’emplacement est discret, s’il y a un problème (rougeur, sécheresse, gonflement, gratouillis) ça ne porte pas préjudice à l’esthétique de votre bras,
-       C’est une zone protégée par les vêtements et bien chaude, ce qui va dans le bon sens…


Mais pour qui ?

Pour tout le monde et pour chaque produit fabriqué même si vous l’avez déjà fait plusieurs fois…

Je vous raconte une anecdote liée à mon expérience pro de formatrice en cosmétique maison. Je travaille depuis 2010 avec les mêmes formules de produits. Bon évidemment, sans parler des fois où je remplace un ingrédient par un autre (de manière très réfléchie quant aux risques encourus). Et bien, il m’est arrivé d’avoir des stagiaires (3 ou 4 à ce jour) qui ont eu des allergies soit sur place très rapidement, soit chez elle après la formation. A ma connaissance, c’est statistiquement faible car finalement mes formules ont été réalisées des centaines et des centaines de fois… et plus je les fais faire sans qu’il y ai de réactions plus je suis sure qu’elle sont « safe » pour la peau et les oeils ! Je m’éloigne du sujet… Dans tous les cas, c’est advenu lors de l’application du produit sur le dos de la main (à défaut de touche d’essai dans le pli du coude dans le feu de l’évaluation) et une fois sur la zone d’application directe du produit sans touche d’essai au préalable !!!!  

Pour résumer : à chaque fabrication d’un produit, il faut faire une touche d’essai.

Si vous fabriquez pleins de produits le même jour vous devrez attendre avant de les utiliser définitivement, que chacun d’entre eux subissent une touche d’essai… Et oui, je sais ça va en agacer plus d’une. Mais malheureusement les irritations et les allergies surtout sont complexes dans leur mécanisme de déclanchement. Et supposons que vous ayez un problème,  si vous de votre coté vous faites du layering de produits sans tests, vous ne saurez pas d’où ça vous vient et vous aggravez de fait le risque.


Comment faire une touche d’essai ?



-       Déposer l’équivalent d’un grain de riz sur l’avant bras interne vers le plis du coude,
-       Etaler sur une zone de 1cm2 jusqu’à absorption totale,
-     Recouvrir d’un sparadrap hypoallergénique (!) et dit étanche (pour le bain ou la piscine). Toutes les marques de pansement vendues au supermarché en font maintenant c’est donc très facile à trouver. Par contre faite attention à ce qu’il ne soit pas imprégné d’antiseptique. Cette marque (www.secuderm.com) fait aussi un produit qui se découpe et donc adaptable à nos petits bras…
-      Laisser 48H. Si vous n’avez aucun gratouillis, échauffement, gonflement  pendant  cette « occlusion » c’est que vous pouvez vous tartiner avec votre produit.
-       Il ne faut tester qu’un produit à la fois même si vous avez 2 bras !!
Ou mieux encore !
Fabriquez votre pansement étanche : Découper un petit morceau de gaze ou non tissé stérile de 1cm2, poser le sur la zone de peau qui a été enduite du produit cosmétique maison, recouvrir par du pansement micropore qui est plus large que le carré de gaze.  Et le tour est joué …




  Soyez généreuse avec la peau…la vôtre... et celle des autres!


Aromatiquement !








mercredi 7 septembre 2016

C'est quoi le DIP partie B - épisode 3

C’est quoi le DIP partie B !?

C’est l’évaluation de la sécurité lors de l’utilisation d’un produit cosmétique réalisée par un expert toxicologue.
C’est la dernière partie (partie B) du Rapport sur la Sécurité, qui fait lui-même parti du DIP (Dossier Information Produit) ! Vous me suivez toujours ?

Dossier d'information produit Christine Chostakoff
DIP partie B


Qui est l’expert ?

N’est pas expert toxicologue qui veut, bien sûr…
Par expérience, il doit avoir de l’expérience…
Pour cela le règlement (article 10) exige que l’évaluation de la sécurité soit menée par une personne qualifiée, titulaire d’un diplôme en pharmacie, toxicologie, médecine, ou discipline analogue, ou formation reconnue équivalente par un état membre.
En France, l'Arrêté du 25 février 2015, paru au Journal Officiel du 17 mars 2015, donne la liste exhaustive de ces formations reconnues comme équivalentes (exemples : diplôme d’état de docteur vétérinaire, diplôme nationale de doctorat en recherche toxicologique ou écotoxicologique, DEA/Master 2 toxicologie ou écotoxicologie, …).
Par contre, cette personne qualifiée peut être interne à l’entreprise de produits cosmétiques, ou externe (prestataire externe). Dans les 2 cas, c’est la « Personne Responsable » (donc, le plus souvent vous, la marque…) qui doit répondre de son travail auprès des instances de contrôle (ANSM). Il est donc préférable de bien se renseigner…


Quels sont les rôles de l’expert ?

Evaluer le risque de votre produit cosmétique pour la santé humaine, en fonction de son utilisation, et de sa cible (adulte, enfant, bébé…), en :
-   déterminant le profil toxicologique de toutes les matières premières utilisées dans le produit.
-   calculant les marges de sécurité des ingrédients (et/ou en justifiant leur absence)
-   donnant des avertissements et instructions d’utilisation, si nécessaire.
-   concluant sur la sécurité lors de l’utilisation.


Quels sont les pouvoirs de l’expert ?

S’il le faut, il demande :
-   de faire des tests supplémentaires de type het cam, patch test, open test, test d’usage, test de sensibilisation (pour ne citer que les plus fréquents)…
-   de reformuler le produit, lorsque celui-ci n’est pas conforme à la réglementation (ingrédients, caractéristiques physico-chimiques et microbiologiques,…), ou s’il n’est pas conforme pour la cible que vous avez choisie (personnes à risques : bébé, femme enceinte, ou lieu d’application du produit : parties intimes…).
-   d’ajouter des phrases d’alerte sur l’étiquetage de votre produit.


De quoi a besoin l’expert ?

-   la dénomination, la référence de la formule
-   la formule complète, qualitative et quantitative
-   la catégorie cosmétique (savon, shampooing…)
-   la contenance et le type d’emballage (tube, pot…)
-   les instructions et allégations sur le conditionnement
-   la population cible
-   le type de vente (directe, instituts…) ou de distribution
-   les caractéristiques physiques/chimique, microbiologique et de stabilité du produit
-   les données sur le parfum et /ou huiles essentielles
- connaître les impuretés, les traces, le profil toxicologique des matières premières
-   la nature des matériaux de l’emballage
-   le type d’utilisation
-   le mode de fabrication
-   les données de cosmétovigilance (s’il y a lieu)
-  


Maintenant que vous comprenez à quoi sert un expert toxicologue…
Et si vous avez encore le courage de poursuivre cette lecture. Je vais vous préciser enfin ce qu’est la partie B…

Le rideau tombe !

Cette partie B est construite selon 3 axes :

-   les conclusions de l’évaluation : l’expert se prononce sur l’aspect sécuritaire pour l’utilisateur du produit fini.

-   la présence de toutes les indications concernant : la présentation, l’étiquetage, les instructions d’utilisation et d’élimination du produit.

-   le raisonnement : il est fondé sur la vérification de toutes les informations  compilées dans la partie A du rapport sur la sécurité, dont l’expert à besoin et surtout de leur pertinence. S’il le faut il demande de faire des tests supplémentaires

Les marges de sécurité de chaque substance entrant ds la composition du produit, après avoir été calculées, y sont analysées ce qui aide à expliquer le raisonnement scientifique.

Pour certains produits comme ceux pour les enfants de moins de 3 ans et d’hygiène intime, c’est précisément spécifié. Le calcul des marges de sécurité est plus drastique.

Les matériaux d’emballage sont aussi pris en compte.

La présence de traces de substances interdites, mais inévitables, comme par exemples celles dites CMR (Cancerogène Mutagène et Reprotoxique), est vérifiée, et commentée.


Enfin, ce qu’il faut comprendre c’est que la sécurité doit être régulièrement mise à jour, car la règlementation des matières premières, des matériaux d’emballage, des produits finis évolue sans cesse.
Cette partie B doit donc, par le biais de ses connaissances en réglementation, être actualisée et aussi tenir compte des retours du marché (cosmétovigilance).
Il faut donc se tenir informé constamment… C’est le fait des experts règlementaires. 

En fonction de vos disponibilités, à vous de déléguer ou pas !

Soyez généreuse avec la peau…

Aromatiquement !


Merci à Claude mon experte réglementaire fétiche ! Pour sa relecture bienveillante et généreuse !
Pour plus d’info : claude.bonduconsult@gmail.com