Coaching cosmétique

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mercredi 17 août 2016

Que faire pour qu'un produit soit légal ? épisode 2

C’est quoi le DIP !?


C'est un dossier, papier ou informatique, dans lequel vont être centralisées toutes les informations concernant la vie du produit.Pour chaque produit mis sur le marché (savon, échantillon gratuit, produit promotionnel..) Cela concerne à la fois les ingrédients utilisés, les packagings, le développement, la fabrication, le conditionnement, et le produit lui même. Il est en permanence actualisé durant la vie du produit, et est conservé 10 ans après le dernier lot mis sur le marché ! C’est vous dire comme il est important.

lacosmeteuse
module création d'entreprise cosmétique

Dans ce dossier DIP, qui se divise en deux parties, doit notamment figurer:

La partie A : Les informations sur la sécurité du produit cosmétique

-   La formule qualitative et quantitative du produit,
-  Les spécifications physico-chimiques et microbiologiques des matières premières et du produit cosmétique,
-  Les données relatives aux tests sur les animaux réalisés par les fournisseurs pour satisfaire aux exigences d’un pays tiers ou effectué au titre de la législation REACH par exemple.
-   Les études de stabilité du produit, et justifications de la durabilité et de la pao,
-   Les informations concernant les matériaux d’emballage,
-   La description des conditions de fabrication, de conditionnement, et de contrôle, conformes aux BPF,
-   Les preuves des effets revendiqués sur le produit par des études (qui ont   nettement  la préférence de l’ANSM en la matière) ou des données.
-   Les éventuels effets indésirables de votre produit sur le consommateur (cosmétovigilance),

La partie B : L’évaluation de la sécurité du produit cosmétique

-   L'évaluation de la sécurité pour la santé humaine du produit fini (établi par l’expert toxicologue).

Règlement cosmétique CE 1223/2009
Extrait de la présentation de formation

Et puis aussi, il faut notifier votre produit sur le portail de la commission européenne (CPNP = Cosmetic Products Notification Portal) avant de le mettre sur le marché cela remplace les déclarations faites aux centres antipoison…

Évidemment tout ceci est assez facile à raconter, mais à faire c'est bien plus complexe qu'il n'y paraît. En effet, mener de front le technique, le réglementaire est déjà énorme, mais c'est sans compter le marketing, la communication, et le commercial, ...
Par expérience (car j'accompagne régulièrement des créations d'entreprises/ lancements de marques pour en savoir plus), il faut se donner un minimum les moyens de le faire :

-   Se former sur les tâches que vous allez accomplir ou faire accomplir par un prestataire (consultant, sous traitant) afin d'être d'égal à égal, sur les axes centraux de votre activité à savoir le technique et le réglementaire.
-  Se faire accompagner par des consultants en cosmétique, et en règlementation sur une courte période. Ils sont là pour vous initier et vous éviter des galères et donc de perdre de l'argent. Voici des exemples qui vont dans ce sens : retard de 6 mois et perte d'argent contractuel par choix d'un sous-traitant incapable d'atteindre ses objectifs, perte d'argent investi et de temps par un contrat trop limitant signé avec un sous traitant, rentabilité réduite à quasi rien par sélection d'ingrédients vendus en trop grande quantité, sélection d'un expert toxicologue négligeant dans la gestion des dossiers de ses clients, surfacturation liée à une absence d'étude de la concurrence, retrait du marché des produits car non conformes à la réglementation, ...
-   Faire jouer la concurrence et la transparence sont deux évidences primordiales.
-   Devant la loi, vous êtes responsables de chaque produit que vous mettez sur le marché


 
Les formateurs et les consultants vous aideront à sélectionner les bons interlocuteurs (expert toxicologue et laboratoires prestataires de service), à construire vos formules intelligemment, car ils maîtrisent toutes les contraintes qui jalonnent ce type de projet. Tout simplement!

Si vous voulez vous former voici les programmes à découvrir ici Création d'entreprise cosmétique. Les dates se trouvent dans la marge de droite.
Si vous voulez être épaulée/coachée c'est par mail : lacosmeteuse@gmail.com


C’est quoi le DIP partie B !?

A suivre dans le prochain post !



Et n'oubliez pas d'être généreuse avec la peau…

Aromatiquement !



Merci à Claude mon experte réglementaire fétiche ! Pour sa relecture bienveillante et généreuse !
Pour plus d’info : claude.bonduconsult@gmail.com


vendredi 1 juillet 2016

Que faire pour qu'un produit soit légal? épisode 1

Si jamais vous aviez l'envie de vendre vos produits cosmétiques « home made », le passage à l'acte est plus compliqué qu'il n'y paraît. Les produits cosmétiques sont l'objet d'une lourde réglementation depuis les années 70, dont la dernière version est le règlement Européen (CE) 1223/2009.

Dans quel ordre je dois travailler mon produit cosmétique ?


Que faire pour être conforme ?

Aujourd'hui tout le monde, sans obligation de diplôme, peut développer, fabriquer, conditionner, distribuer ses produits cosmétiques dans le but de les mettre à disposition, autrement dit les vendre. Par contre, il existe tout de même deux obligations préalables :
-faire une déclaration d’établissement auprès de l’ANSM,
-travailler avec un expert toxicologue chargé d'évaluer la sécurité de votre produit pour l'utilisateur final.
Mais là encore, n'est pas toxicologue qui veut... Il faut être :
« titulaire d'un diplôme ou d'un titre sanctionnant une formation universitaire d'enseignement en pharmacie, toxicologie, médecine ou dans une discipline analogue ou une formation reconnue équivalente par un Etat membre »
En pratique, il est surtout nécessaire de maitriser la toxicologie pour établir un rapport conforme à l’annexe I du règlement, et ce n’est pas donné à tout le monde !


Ceci étant dit concrètement que faire?

Étape 1 la mise au point du produit :

Il va falloir formuler ses produits. A ce propos, il y a une réglementation (des substances interdites, ou autorisées jusqu’à un certain %, des conservateurs autorisés, des colorants autorisés…) Le bémol que je mettrais à cette étape, c'est que lorsqu'on formule on anticipe toujours le process de fabrication et les volumes. Les formules doivent être transposables à plus grande échelle pour être de qualité identique et financièrement rentable. Pour illustrer ce que je dis par une comparaison avec une recette de cuisine : un plat fait pour 4 personnes sera à modifier s'il s'agit de le faire pour 50. Si on veut un résultat identique, des effets de quantité vont impacter le goût, les textures, les dosages, les temps de cuisson et de préparation, le mode d'agitation, les casseroles ou plats à utiliser, le type de cuisson.... Bref la formulation se fait en anticipant cette problématique. En cosmétique maison ce n'est pas le cas, car ce qui compte c'est de faire un produit quasi unique... Un one shot!!!! En quelque sorte...

Étape 2 l'étude de la stabilité :

Avant de lancer un produit, il faut être sûre que la formule soit stable (cf post ici la stabilité). Pour cela il faut faire subir à tous ces essais des contrôles réguliers et systématiques : comme le prise du pH, la mesure de la viscosité (= consistance), l'étude de la stabilité par des vieillissements accélérés... Cela permet de sélectionner les essais stables, car nombreux sont ceux qui ne le sont pas. Puis, continuer à les travailler pour les améliorer, afin d'obtenir le produit de ses rêves ! C'est l'essai correspondant au produit stable et idéal qui va devenir la formule et le produit de référence. C'est donc lui et lui seul qui fera l'objet de la suite des études.
Les étapes 1 et 2 se font conjointement.

Étape 3 l'étude de la microbiologie :

C'est une étude qui permet de savoir quel sera le meilleur système conservateur (cf post ici sur les conservateurs). Autrement dit, permet de choisir l'association de conservateurs qui protégera le produit pendant sa durée de vie (= date de durabilité minimale : ddm) sans être ouvert, et une fois ouvert (= période après ouverture : pao). Pour plus d'infos lire le post sur l'étiquetage ici.
Cette étude ne peut généralement qu'être faite que par des spécialistes de la microbiologie car il faut tout un équipement et être formé à cela. Le test validant l'efficacité du système conservateur s'appelle challenge test et est obligatoire.
Bien-sûr, tous les produits ne nécessitent pas l'ajout de conservateur.
Une fois cette étape franchie, il faut passer à la suivante.

Étape 4 l'étude de la tolérance :

L'innocuité, c'est démontrer qu'un produit est inoffensif en étant posé sur la peau et que celle-ci accepte son contact. On parle aussi de tolérance cutanée. Cette étude, si l'expert toxicologue la juge utile, doit être réalisée par un prestataire de service dont c'est le métier. Les tests les plus couramment pratiqués sont l'évaluation oculaire et cutanée.  Il existe plusieurs méthodes (toutes alternatives) et plusieurs degrés de précision dans la tolérance attendue.
Une fois cette étape franchie, il est possible d'aller tester l'efficacité et verrouiller le mode opératoire de fabrication.  C'est à partir de là que la formule est considérée comme définitive. Elle ne peut plus être modifiée sauf cas exceptionnels imprévisibles (arrêt d’une matière première, changement dans la réglementation)

Étape 5 l’étude de l'efficacité :

Selon les allégations qui vont être mises en avant dans votre com, quelque soit le support (internet, packaging, presse, plaquette, plv....) il va falloir prouver que ce qui est affirmé est vrai. Et pour cela, il faut réaliser des tests plus ou moins onéreux par l'intermédiaire de laboratoires spécialisés.

Je n'irai pas plus loin dans les étapes techniques, car pour un entrepreneur qui se lance en cosmétique, c'est en général là que s'achève le parcours classique dit de développement d'un produit.
Un oubli : le choix du packaging qui va orienter en amont la formulation…
Par contre parallèlement, il va falloir constituer le dossier d'informations produit (plus connu sous le nom de DIP) exigé par le règlement.

C’est quoi le DIP !?
A suivre dans le prochain post! Ou participer à ma formation DIP BPF CPNP Règlement cosmétique


SOYEZ GENEREUX AVEC VOTRE PEAU...

Aromatiquement!

Merci à Claude mon experte réglementaire fétiche ! Pour sa relecture bienveillante et généreuse !


Pour plus d’info : claude.bonduconsult@gmail.com

dimanche 22 mai 2016

C'est quoi un produit cosmétique ?


C’est sans doute tellement évident pour vous que la question ne vous a même pas effleurée !

Formations et conseils en cosmétique naturelle
La Cosméteuse
Et pourtant, vous en utilisez tous les jours, depuis la nuit des temps.... Enfin, au moins depuis votre naissance!
Et bien sachez qu’en 1975 a été rédigée la première définition légale (loi 659) française....
Ah! Vous n'étiez pas né(e)! J'ai une bonne nouvelle et une mauvaise, laquelle voulez-vous lire en premier ?
- Quelle chance dans un sens, car cela signifie que vous avez moins de 40 ans!
- Mais, vous n'avez pas connu la liberté cosmétique!!! Depuis ce texte de loi, nous avons perdu toute liberté d'action concernant la fabrication, la mise à disposition, la mise sur le marché d'un produit cosmétique.... mais , nous avons aussi beaucoup gagné en sécurité !

Pour vous éclairer là dessus, nous allons faire des études de textes, autant dire de l'explication de définitions. Car, bien-sûr, depuis cette époque-là, nous sommes entrés sous le règne du règlement européen 1223/2009, dont l’application totale c'est faite de façon ferme le 11 juillet 2013.

Toutes les définitions citées sont donc issues de ce règlement :

Article 1 :

La Cosméteuse
Les produits cosmétiques sont définis comme : toute substance ou mélange destiné à être mis en contact avec les parties superficielles du corps humain (épiderme, systèmes pileux et capillaire, ongles, lèvres et organes génitaux externes) ou avec les dents et les muqueuses buccales en vue, exclusivement ou principalement de les nettoyer, de les parfumer, d'en modifier l'aspect, de les protéger, de les maintenir en bon état ou de corriger les odeurs corporelles".

Comprendre cette définition revient à savoir qu'est considéré comme produit cosmétique toute chose appliquée seule ou mélangée à d'autres, sur toutes les zones indiquées du corps humain. Bref, de la pointe des cheveux jusqu'à l'extrémité des ongles des pieds.... Aucune zone n'a été oubliée ! L'intérieur du corps a lui été volontairement "épargné", INTERDIT en fait.... (sauf la bouche, pour le dentifrice)

Article 2 :
Définition de la mise à disposition sur le marché  :  c'est toute fourniture d'un produit cosmétique destiné à être distribué, consommé, ou utilisé sur le marché communautaire dans le cadre d'une activité commerciale, à titre onéreux ou gratuit.

L'objet de la polémique concerne la légitimité ou bien l'illégalité du cadeau cosmétique home-made/DIY (c'est à dire qui n'a pas fait l'objet de dossier « DIP », voir ici pour plus d'info - lien inactif ds l'attente du post...) et réside dans la VIRGULE  et le  OU  mis entre les mots " activité commerciale - à titre onéreux - gratuit"

Alors nulle que je suis en français, grammaire....et vous rajoutez une pincée de peut-être que j'ai mal compris (le doute quoi!) : Bref, Je suis allée voir à quoi sert une virgule et un ou. Que veulent dire nos belles ponctuations !
Et là, je lis de mes yeux (et ça confirme ce que je dis depuis plusieurs année aux participant(e)s à mes stages/ formations) : la virgule traduit une énumération et permet une respiration/pause à la voix. 
Et énumérer c'est dire les choses les une après les autres, sans lien de cause à effet. C'est un complément d'informations. Le « ou » peut remplacer une virgule et évite la répétition.

Donc, il faut comprendre que la mise à disposition, c'est la fourniture (= donner) d'un produit cosmétique destiné à être :
1)    distribué (= partagé),
2)    consommé (= appliqué),
3)    utilisé (=appliqué),
4)    à titre gratuit (= sans le payer, en cadeau...) ou (= au contraire = et) onéreux (= payant = acheté).

J'ai fait exprès d'enlever le bout de phrase "ou utilisé dans le cadre d'une activité commerciale", pour que cela vous saute aux yeux. Car éventuellement, il aurait été placé à la fin de la phrase, cela n'aurait rien changé au sens de la définition.
La phrase aurait alors été : « C'est toute fourniture d'un produit cosmétique destiné à être distribué, consommé, à titre onéreux ou gratuit, ou utilisé sur le marché communautaire dans le cadre d'une activité commerciale. »
Toutes les deux expriment la même chose. Peut-être que la 2ème version prête moins à confusion que la vraie version, qui elle, a plus d'effet de style...

Si malgré ces premières tentatives d'explications, vous n'êtes toujours pas convaincus que donner des produits Home-Made tombe sous le couperet du règlement cosmétique !!  Comme moi, faites vérifier mon explication de texte par une prof de français et par une consultante règlementaire cosmétique.
Et dites-nous alors pourquoi vous n'êtes pas d’accord…

Merci aux relectrices : Claude  Bondu (la consultante règlementaire), Anne (la prof de français).



Soyez généreux avec votre peau…

Aromatiquement!!!!